Comme le mentionnait la juge en chef du Canada, Beverly McLachlin, lors d’une allocution prononcée en 2002 à l’Université du Manitoba, « L’aide juridique est un service public essentiel pour les Canadiens à faible revenu. Nous devons la considérer au même titre que les soins de santé et d’éducation. Le bien-être de notre système de justice et la confiance du public à son égard en dépendent ». Hélas, la réalité sur le terrain est toute autre! C’est dans ce contexte que la Coalition pour l’accès à l’aide juridique a rappelé à la communauté juridique, lors d’une manifestation devant le Palais de justice le 4 septembre 2008, que les tribunaux restent encore inaccessibles à un trop grand nombre de personnes.
Au SEP, cette réalité nous la vivons presque quotidiennement! De nombreuses femmes qui font appel à nos services ne peuvent consulter ou encore requérir les services d’unE avocatE en raison de leurs faibles revenus et sont refusées à l’aide juridique en raison de revenus trop élevés! Comment parler de justice quand nous ne pouvons pas faire reconnaître nos droits?
La Coalition, dont nous sommes membre, demande depuis plusieurs mois au ministre de la Justice de hausser les seuils d’admissibilité à l’aide juridique afin qu’ils s’arriment au salaire minimum. Actuellement, une personne seule ne doit pas gagner plus de 11 250 $ brut pour avoir accès au régime gratuitement, alors que dans le cas d’une famille de quatre personnes, les revenus ne doivent pas dépasser 19 674 $!